Vidéo. Racisme en plein pandémie de Coronavirus. Le Club des avocats du Maroc attaque LCI

0
174

En ces temps de Coronavirus, la chaine française d’infos en continu LCI fait l’objet d’une plainte du Club des avocats du Maroc. En cause, des propos racistes tenus par Jean-Paul Mira, Chef de service de réanimation à l’Hôpital Cochin à Paris, s’entretenant avec le directeur de recherche à l’Inserm sur l’éventualité de procéder à des tests sur un vaccin contre le Covid-19, sur le continent africain :

Si je peux être provocateur, est-ce qu’on ne devrait pas faire cette étude en Afrique, où il n’y a pas de masques, pas de traitements, pas de réanimation? Un peu comme c’est fait d’ailleurs pour certaines études sur le Sida. Chez les prostituées, on essaye des choses parce qu’on sait qu’elles sont hautement exposées et qu’elles ne se protègent pas“, et au chercheur de répliquer : “vous avez raison, on est d’ailleurs en train de réfléchir à une étude en parallèle en Afrique”.

Ferme et efficace ne pouvait qu’être la réaction du Club des avocats du Maroc qui répond à l’indignation générale sur les réseaux sociaux, par l’annonce d’une plainte contre la chaine auprès du Procureur de la République au parquet de la capitale française. Son vice-président et chargé de communication et relations publiques Mourad Elajouti, qualifie les dits propos d’abjectes, diffamatoires, racistes et moyenâgeux. “Nous nous baserons sur les infractions de la loi de presse du 29 juillet 1881 et notamment l’article 32 et 33 relatifs à la discrimination et injure raciales, le tout suivant la convention marocaine qui permet aux avocats marocains de représenter les parties dans les mêmes conditions que leurs homologues français” précise l’avocat qui rajoute que la plainte s’appuiera également sur une jurisprudence de la cour de cassation française et de la cour européenne des droits de l’homme qui permet à une association étrangère même si elle a son siège à l’étranger de conduire une affaire surtout à caractère “discriminatoire”. Le Club des avocats se constituera soit en partie civile soit en citation directe devant le tribunal correctionnel de Paris. “Il ne sera question d’aucun dédommagement matériel, nous demanderons le dh symbolique“, conclut Mourad Elajouti

la toile a ainsi généré une capture virale de la carte du Maroc garnie de l’inscription : Covid-19 “Nous ne sommes pas des rats de labos”.

LAISSER UNE RÉPONSE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez saisir votre nom ici