VÉLO EN LIBRE SERVICE OU QUAND LA BICYCLETTE URBAINE PREND DU SERVICE DANS NOS VILLES

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C’est depuis le 5 novembre, date d’ouverture de la COP 22 que 300 vélos sont mis en service libre dans la ville ocre, via une dizaine de stations réparties entra la Koutoubia, les Jardins Majorelle, Plazza… sous le nom de Medina Bike. C’est la société française Smoove, leader mondial en la matière, qui a gagné un marché lancé par l’ONUDI, l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel et qui devient ainsi, le premier opérateur à équiper une ville du continent africain à l’instar de grandes villes comme Moscou, Helsinki ou Vancouver pour ne citer que celles-là et bien sûr plus de 20 villes en France.

LE VÉLO REPREND DU SERVICE À MARRAKECH

Excellente initiative donc pour Marrakech qui à cause de son développement spectaculaire a perdu un peu ou beaucoup de son statut de ville pure et calme. « À Marrakech le vélo était un des modes principaux de déplacement …on peut reconnaitre les Marrakchis à la présence d’une bicyclette devant leur maison ! » Laurent Merca PDG de Smoove.

Pour louer un vélo Médina Bike à Marrakech, la journée, le mois ou l’année il faut compter 50 dhs/heure. Une appli téléchargeable donne une visibilité sur la disponibilité par stations pour louer ou déposer les vélos. Pas de vol ni de grand vandalisme annoncé durant ces 3 premiers mois de service, alors même que Medina Bike n’est pas encore outillée de TPE (terminal de paiement électronique) et ne demande pas de caution aux usagers, simplement une décharge à signer en cas d’accident. Vite vite une borne pour cartes magnétiques.

CASABLANCA AURA SON VÉLIB, LE MUST !

300 vélos, un petit volume comparé à d’autres villes mais c’est bien le début d’une belle prise en main de nos cités puisque Medina Bike investira le territoire côté océan, seront concernées, Essaouira, El Jadida, Agadir, Oujda…et Casablanca dés l’année prochaine. Difficile de l’imaginer vu l’état des transports dans le pays mais l’avenir s’inscrit bien dans le développement éco-responsable. Et Casablanca, malgré son image de ville folle, peut bien se vanter de son réseau de tramway entièrement électrique dont les services et les stations peuvent bien se jumeler avec ceux de Medina Bike de façon à permettre aux casablancais de gérer leurs migrations urbaines entre le vélo et le tram. Exit les taxis blancs pourris. Le must !

UNE DYNAMIQUE URBAINE À OPTIMISER

Il y a 40 ans le lancement des vélos en libre service en France a connu un grand succès populaire, avec une envolée des ventes de vélos perso et une pratique phénoménale du vélo urbain. Chez nous, la dynamique peut prendre ces proportions là, à condition bien sûr que nos routes soient cyclables d’abord et avant tout et ensuite de réussir à optimiser cet univers très porteur socialement et culturellement en utilisant les stations pour des campagnes de sensibilisation à l’environnement à l’échelle nationale et régionale et en instaurant enfin des journées sans voiture et plusieurs fois par an. Sans parler de l’exploitation commerciale de ces dites stations qui peut générer de bonnes recettes publicitaires. Et pour chaque évolution une révolution pourquoi ne pas lancer les bicyclettes électriques connectées ou ce qu’on appellerait Smart-vélos, bien logique dans un marché ou les opérateurs télécoms cartonnent si bien.

http://www.smoove.fr/marrakech

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