Masques à coronavirus : Suivez la mode ou crevez!

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Depuis le début de la crise sanitaire dans le monde, nous regardions nos amis chinois tous bec et nez masqués, ceci ne nous étonnait pas du tout, c’est presque une coutume dans toute la région. En Europe, début mars, les premiers cas déclarés, les gens ont commencé à porter des masques, les uns pour s’amuser, les autres pour se protéger. Mais on leur disait, « contentez-vous de vous laver les mains, les masques c’est pour les malades qui ont contracté le virus et pour les soignants pas pour vous et puis restez chez vous ». Chez nous, une longueur d’avance nous avions, une fois n’est pas coutume. Al Baraka! Non, L’audace de SM le Roi! Les masques, non seulement il a décrété que ses sujets devaient tous en porter mais en plus ils seront home made bien sûr. Et comment! le textile fut une manne économique du pays et grâce à ce maskhout Lwalidine de Corona, peut-être que le retour au bon vieux temps c’est maintenant!

De plus en plus de pays dans le monde décident donc d’adopter enfin le port obligatoire de masques, en vue de maitriser la propagation du Covid-19, au risque d’amendes. Une alternative incontournable au vu des résultats mitigés du confinement et des chiffres incroyablement bas des cas de contamination enregistrés au Japon, totalement acquis au masque et qui comme Taïwan, Singapour, la Corée du Sud maîtrisent largement l’épidémie. Seulement le problème est la pénurie surréaliste autour de ce bout de tissu qui devient du jour au lendemain le seul voile contre le coronavirus. Le Maroc lui est résolument bien en avance. Depuis mardi 7 avril, les marocains étaient invités à sortir masqués et pourtant le pays était à un peu plus de 1100 cas de contaminations et près de 83 décès. Aujourd’hui dans le monde et jusqu’à nouvel ordre, porter un masque est peut-être l’ultime et seul moyen de ne pas contracter ce virus à la couronne bien tenace et cachant le sort qu’il réserve à l’humanité. Une nouvelle mode se préparerait donc? va-t-elle émerger ou même s’installer? Pas vraiment nouvelle puisque les podiums parisiens de fin janvier semblaient bien prophétiques.

KARL LAGERFELD SE RETOURNE DANS SA TOMBE!
Ah les masques et le coronavirus, c’est une blague bien française. Dans l’hexagone, nation de mode et de haute couture, on ne savait pas en ce printemps 2020 fabriquer suffisamment de ces bouts de tissu spécial et imperméable aux microbes, pour le corps médical exposé à de plus en plus de personnes infectées par ce nouveau virus que les médecins et scientifiques prenaient au début pour un frère de la grippe. Si plusieurs usines passent du sac à main, aux équipements médicaux, la France souffre encore d’une pénurie conséquente. Mais si l’on compte le nombre de couturiers français, créateurs, designers, stylistes détenant des ateliers équipés de machines à coudre, on imaginerait aisément un marché formidable de fabrication de masques qui rivaliseraient de formes, de motifs, de technicité et de style. Karl Lagerfeld aurait déjà finalisé sa collection en microfibres nouvelle génération, monté son défilé postapocalypse au Grand Palais. Les chinois eux, sortis d’affaire, auraient vite fait de fournir la planète entière.

MARINE SERRE SÈME ET SE SERT!
Toute jeune dans la profession mode et loin de ses cercles bien fermés, la lauréate du prix LVMH, se frotte bien les mains, elle qui, une année auparavant commençait à créer des masques pour les urbains pédaleurs qui ne veulent pas s’intoxiquer au gaz des moteurs de voitures. Marine Serre, l’ingénieuse créatrice qui oeuvre dans l’upcycling et la mode responsable a orchestré son défilé de fin janvier, en pleine propagation du coronavirus en Chine, avec des mannequins toutes masquées. Intuition féminine?

DU “LTAM” AUX MAALAMS, À NOUS LES MASQUES!
Mais évidemment que vous y avez pensé comme nous tous, les masques vous rappellent LTAM. Oui, se couvrir le visage du nez au menton, nous savions faire et c’était plutôt joli de voir des femmes parée de LTAMS. L’avenir nous montrera ce que deviendra le port de masques à coronavirus, mais l’histoire est bien partie pour durer. La pénurie est donc inévitable dans le monde. Et si au Maroc, en plus de toutes ces usines en transition vers la confection de textile médical en cette épidémie, les villes s’organisaient pour répertorier des ménages munis de machines à coudre et d’autres disposés à l’exercice, auquel la commune livrerait tout le matériel nécéssaire pour réaliser des masques? Les Maalams de la couture pourraient se digitaliser et enseigner la couture à tous et la confection reprendrait ses lettres de noblesse et se hisserait au rang de manne du pays en attendant le retour du tourisme.

#restezchezvous
#portezunmasquedehors

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