CAN AFRICAINE, UNE RONDE EN TERRE OU LE BALLON EST ROI

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Afrique, soleil, musiques, fiestas urbaines et football. S’il y a un lieu sur terre où le ballon rond est roi, c’est bien sur le continent noir, de tous les espoirs…

Le ballon ? Peu importe s’il est en plastique ou en cuir, s’il est gonflé ou dégonflé, il peut même être en papier. Même une orange sert à provoquer la passion. En Afrique, tout ce qui a la forme du ballon et qui roule peut être utilisé pour taper dedans. Du Nord au Sud et d’Est en Ouest, et depuis le sommet du Kilimandjaro, sur les rives du lac Tanganyika, le continent vit et respire le football 24 heures par jour. Tous les Africains sont connectés en ce moment à la CAN 2017. Ils rêvent, enfin, et une fois pour toutes, qu’ils auront chacun leur chance, leur gri-gri cette année pour voir leurs équipes nationales ou celles qu’ils encouragent remporter “leur” CAN.

Le Zimbabwe est un pays connu pour ses paysages et ses parcs naturels, mais pas beaucoup pour sa tradition footballistique. Cependant, la fête populaire qui a éclaté dans les villes lorsque l’équipe a battu le Malawi 3-0 le 5 juin dernier et s’est qualifié dans la cour des grands de la CAN 2017, n’a pas été vu d’illustre mémoire africaine. Les griots sont sortis pour chanter. Le peuple, lui, dansait de joie et d’amour… La même chose est arrivée en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Sénégal, au Togo, etc. La Guinée-Bissau, une autre nation sans beaucoup de prétention et souvent absente des grands rendez-vous, a tout simplement rêvé à travers tout son peuple, juste un exploit, en se qualifiant pour le Gabon.

Grandes stars

Dans ce continent aux mille nuances, le football et les grandes coupes internationales sont appréciés comme une grande fête qui dépasse toujours la précédente. A Kagunga, frontière entre la Tanzanie et le Burundi, pas d’électricité, mais grâce à un générateur les villageois peuvent regarder la télévision. Plusieurs habitants louent le câblage chaque week-end, pour suivre sur les infos les buts de leurs stars préférées. En ce moment, avec la CAN, les câbles sont rares et ont multiplié leurs tarifs de location, mais les maisons vibrent avec les équipes africaines au Gabon, et ça leur suffit. Quant aux cinémas sportifs, une entreprise populaire très répandue sur tout le continent, ils proposent des programmes alléchants et un certain confort pour suivre les matchs en public. Animation garantie… . Et si la lumière n’est pas coupée, il y a satisfaction générale ! Ici, le football ne se limite pas au terrain de jeu mais dépasse bien les limites du stade. Il matérialise en quelque sorte la passion de l’Afrique dans le concert des pays du monde. Le football à travers la mobilisation de sa population lors des rencontres, l’engouement qu’il suscite, le rapprochement entre les peuples qu’il initie et sa dimension sociale et politique. Et il y a toujours matière à reconnaitre un compatriote. Au Sénégal, se vanter d’un iota de parenté jouant dans les équipes bien vues équivaut à une descendance admirée. On se souvient de l’historique Shabani Nonda qui représentait le Congo en France, et de Pierre Aubameyang, franco-gabonais du Borussia Dortmund. Et après, bien-sûr, il y a les connus d’aujourd’hui, les grandes stars du continent, comme Didier Drogba, Gervinho, Yaya Touré, Samuel Eto’o, etc. L’Afrique se nourrit des clameurs et des prouesses des jeunes talents. Et au moment où les fanatiques attendent avec angoisse ou exaltation les résultats de leurs équipes qualifiées pour la CAN, on peut dire sans se tromper : au continent multiculturel aux 54 pays et plus de 3000 tribus, il se parle seulement un langage, celui du football…

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